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Le président d’Angers-SCO visé par deux nouvelles mises en examen pour agressions sexuelles

​Saïd Chabane était convoqué, jeudi 23 septembre 2021 en début d’après-midi, dans le cabinet du juge chargé d’instruire le dossier d’agressions sexuelles dans lequel le président d’Angers-SCO est mis en examen depuis le mois de février 2020. Les témoignages de deux jeunes femmes lui ont valu deux mises en examen supplétives. Le nombre de victimes présumées est aujourd’hui porté à six.

Sur le bureau du juge d’instruction, le dossier visant Saïd Chabane s’épaissit encore un petit peu. Mis en examen au début du mois de février 2020 pour agressions sexuelles aggravées, le président d’Angers-SCO était convoqué, jeudi 23 septembre en début d’après-midi, dans le cabinet du magistrat instructeur. Une information confirmée par le procureur de la République Éric Bouillard et l’entourage du président du club de football angevin.

Mises en examen supplétives

Lors de ce rendez-vous judiciaire, deux mises en examen supplétives ont été notifiées à Saïd Chabane. Concrètement, les témoignages recueillis par les

enquêteurs ont fait émerger des éléments mettant en cause M. Chabane. Si les deux nouvelles victimes présumées n’ont pas déposé plainte, le juge d’instruction a considéré que les faits rapportés valaient mise en examen. Ces témoignages s’ajoutent aux quatre plaintes déjà recueillies par les enquêteurs de la police judiciaire.

Selon nos informations, les deux jeunes femmes concernées travaillaient dans l’environnement de M. Chabane, mais pas au sein d’Angers-SCO. Celles-ci ont décrit des faits survenus il y a environ cinq ans, alors qu’elles étaient âgées de 27 et 30 ans.

L’entourage réagit

Interrogé, l’entourage du président Saïd Chabane confirme qu’il y a eu une convocation formelle ​ce jeudi et que l’interrogatoire a duré une quinzaine de minutes. Cette audition par le juge d’instruction faisait suite au retour d’une commission rogatoire et de l’audition d’un certain nombre de témoins. Il n’y a aucune nouvelle plainte dans cette affaire ​assure l’entourage de M. Chabane.

Face au juge d’instruction, le président du SCO a, comme en février 2020, contesté les faits qui lui sont reprochés. Concernant ces nouveaux éléments portés à sa connaissance, il s’expliquera sur le fond lors d’un prochain interrogatoire​. Mis en examen, Saïd Chabane bénéficie de la présomption d’innocence.

Pour rappel, le 7 janvier 2020, une jeune femme avait décidé de déposer plainte contre le président du club de football angevin. La plaignante avait dénoncé des faits d’agression sexuelle survenus, selon ses déclarations, au mois de novembre 2019. À la suite de cette dénonciation, le parquet d’Angers avait décidé d’ouvrir une enquête préliminaire. Les enquêteurs s’étaient lancés dans une série d’auditions, dans l’environnement de la victime et du suspect. Deux nouveaux témoignages avaient ainsi émergé. Deux autres femmes avaient à leur tour déposé plainte.

Elles dénoncent des attouchements

Au moment de son placement en garde à vue, le 5 février 2020, Saïd Chabane était ainsi visé par trois plaintes. Une autre personne s’était manifestée au cours de la journée. Une quatrième plainte était donc venue grossir le dossier.

Les premières plaignantes sont de jeunes femmes, âgées de 25 à 30 ans, anciennes salariées du club. Certains des actes dénoncés auraient été commis dans les locaux du club. Les plus anciens remonteraient à 2015, les plus récents à la fin de l’année 2019.

Les plaignantes ont décrit des attouchements prolongés et appuyés. Le président du SCO se serait frotté à elles. Il les aurait touchées au niveau des seins, des fesses, du sexe. Des scènes particulièrement intimidantes ont été décrites.

Le nombre de victimes présumées porté à six

Estimant disposer de suffisamment d’indices graves et concordants, le procureur de la République Éric Bouillard avait décidé d’ouvrir une information judiciaire. L’infraction d’agressions sexuelles aggravées avait été retenue.

Saïd Chabane avait été présenté à un magistrat instructeur. Il avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. L’ouverture d’une information judiciaire a permis à l’enquête de se poursuivre. Elle a franchi une étape importante, ce jeudi 23 septembre, avec ces deux mises en examen supplétives. Elles portent à six le nombre de victimes présumées.

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